Interview – Natacha Mambengya Teba : « Je souhaite remporter le prochain Afrobasket avec les léopards».

Après plusieurs rendez-vous manqués suite à un emploi du temps chargé, Natacha Mambengya Teba, capitaine de l’équipe féminine du BC Vita-Club et vice capitaine de la sélection des Léopards accepte enfin de nous accorder une interview. Avec Vita, elle vient de remporter pour la seconde année consécutive la Coupe du Congo et est un des meilleurs atouts de la sélection nationale. On la reçoit dans nos locaux sur le boulevard du 30 Juin.

Léopards Basket : Pourquoi le basketball ?

Natacha M : Déjà, pour moi ce n’était pas vraiment le Basketball mais c’était plutôt le football. Mais c’est par rapport à ma famille, mon frère qui m’a donné le goût de jouer au basketball.

Donc, tu as toujours aimé le sport ?

Oui, j’ai toujours aimé le sport.

Tu débutes ta carrière assez jeune, quelle était la perception de ton entourage sur ton choix basketball

Ma famille ne m’a jamais laissé et m’a toujours accompagné dans mes choix. Elle était toujours là pour moi, d’ailleurs le jour de mes 13 ans, ma maman m’a offert un ballon de Basket. Je pense que c’était sa façon de m’encourager par rapport à ce que je voulais faire.

A quel moment, as-tu remarqué que tu avais des capacités et/ou des qualités d’une bonne basketteuse ?

C’était à ma première sélection avec les léopards juniors en 2008. C’est à partir de là.

Lors de la saison 2013-2014, tu as été élue meilleure joueuse de la FEBACO et élue meilleure joueuse d’Afrique centrale  penses-tu que c’était le point culminant de ta carrière ou c’était juste une étape ?

Non, je pense que je peux faire encore un peu plus. Là, c’était juste une étape. Dans toute une carrière, il faut des performances.

Mais c’était ma meilleure période. J’ai été championne du Congo avec INSS et après je suis partie au Gabon. C’est à ce moment que j’ai été élue meilleure joueuse de l’Afrique centrale Zone 4.

Parles nous un peu de ton parcours ?

J’ai débuté chez le BC Hatari, mon club formateur. J’ai joué là-bas pendant 5 ou 6 ans. Et après, je suis partie chez INSS. C’était mon premier transfert. Chez INSS, j’ai fait 3 ans. Mais après INSS, je suis allé au Gabon où j’ai joué 2 saisons avec Somo Basket qui est un des meilleurs clubs du Gabon. Avec Somo Basket, nous avons été quatre fois champions du Gabon alors que cela faisait 8 ans que le club n’était plus champion. Nous avons également décroché une 3e à la FIBA Afrique Zone 4. Quand j’ai fini mon contrat, je suis allé à Brazzaville au Brazza Basket. Ensuite je suis revenu au pays à l’INSS avant de repartir pour le Maroc à l’AS FAR.

Cela fait déjà deux saisons que je suis à l’BC Vita club. Nous avons remporté deux fois de suite la Coupe du Congo. Mais ça fait 4 fois de suite  que le club remporte cette compétition. Donc actuellement, BC Vita Club est le meilleur club du Congo.

Depuis 2008, tu es titulaire en équipe nationale, penses-tu que la génération actuelle peut faire mieux que celle des années 70 et 80 ?

Bien sûr, bien sûr, vous savez que notre pays à une grande histoire et surtout au niveau du basketball.  On peut faire mieux mais cela demande du sérieux. Parce qu’au niveau des joueuses la volonté est là. On est là, on ne gagne pas grand-chose mais on joue pour notre pays, on se bat pour notre pays. Mais c’est juste qu’il faudrait encore un peu plus d’organisation et un peu plus du sérieux. Je pense qu’on peut faire mieux. Déjà, nous devons jouer encore la coupe d’Afrique en 2019.

On avait parlé avec l’entraineur et il nous avait dit, qu’on ne doit pas seulement faire figuration, cette fois-ci l’objectif c’est la coupe.

Ces dernières années, Il y a eu de grandes améliorations au niveau de l’organisation si l’on continue comme cela, je pense que les choses vont bien aller.

As-tu un modèle dans le basketball ? Quel est le joueur qui t’a le plus marqué et plus inspiré dans ta carrière ?

Je sais que quand j’étais encore gamine, on m’appelait Iverson. Parce que j’aimais son style, son dribble, ses shoots et passes. C’est lui mon modèle, Allen Iverson.

En dehors du paquet, tu as une ONG qui encadre des orphelins, est-ce un effet de mode ou la compassion que tu as de ces enfants ?

Ça fait un an que j’ai crée cette ONG. Moi j’ai eu cette éducation catholique et on m’a appris qu’il faut toujours partager. Je me suis toujours dit pourquoi ne pas partager avec ceux qui en manquent. Quand on allait au stade, je voyais souvent des enfants qu’on appelle  « les chégués » venir nous raconter leurs problèmes. Je me suis dit, pourquoi ne pas avoir une ONG pour mieux aider ces enfants. Mon ONG s’appelle KICHEKO fondation, qui veut dire « sourire » en swahili.

Quels sont tes projets d’avenir ?

Remporter la Coupe d’Afrique avec la RDC et se qualifier pour les jeux olympiques. Parce que ce n’est pas impossible. Vous avez suivi le parcours de Nigéria. Avec de la volonté et un peu de sérieux, on peut faire aussi bien. Aujourd’hui on parle du Nigéria demain ce sera la RDC.